littérature, poesie, vignettes, etiquettes
Je regarde dans ses yeux pour me voir, je m’accroche un instant, infiniment longtemps pour le temps humain qui la retient encore à la vie. Je surveille l’eau de ses larmes, qui me réfléchissent et me disent ce que nous avons à faire. J’ai une main sur...
Lire la suiteJe venais de passer la moitié de la nuit à lire Cahier d’un retour de Troie et je n’avais donc pas un gros moral, je me demande même si je n’avais pas pleuré. Pourtant, derrière mes champs verts lumineux, en fignolant les réglages d’alarme du Datex, je...
Lire la suiteComme bien souvent, je ne savais pas quelle attitude prendre, quel air de circonstance avoir, quelle patience, quelle autorité, quelle compassion montrer, quelle image faire apparaître. Il fallait choisir vite, en quelques secondes pour que le fil ténu...
Lire la suiteToujours nuit à huit heures, avec beaucoup de lumière artificielle et le brouillard si clair, pointillé des halos jaunasses de la rampe d’accès, si bien qu’on ne savait pas vraiment ce qui commençait ou finissait du jour, ou de la nuit. Ma clé magnétique...
Lire la suiteTout le monde semble chuchoter, ce matin. Un murmure parcourt les couloirs et se déplace, un peu distant, un peu distrait, détaché, loin des malades absents. La conversation est douce et organisée, comme convenue pour une fois, presque protocolaire, elle...
Lire la suiteLa nuit, comme la mer, s’est retirée et son sanglot monstrueux a laissé sur la rive les plus désespérés, ceux qui se sont jetés hier soir dans l’écume sombre de la rue, de l’alcool, des rêves perdus, parfois seuls, parfois à deux, la main dans la main...
Lire la suiteJe l’ai regardée, allongée, d’en haut, de ma hauteur. Je la voyais posée sur le sol, presque intacte, endormie. Bêtement, je me suis demandé quel bruit ça avait fait. Je n’ai pas osé la toucher tout de suite, à genoux à côté d’elle, puis j’ai tourné mes...
Lire la suiteLe regard ne traverse pas le verre, tant translucide, et attend lentement. Ils sont plusieurs anonymes à ne pas se voir, à se croire seuls, encore plus derrière la vitre qui les enveloppe mais les laisse aux yeux du monde. D’un côté, on presse le pas...
Lire la suiteLes bandes de rives défilent jusqu’au vertige, leurs reflets scintillent en tournoyant sans fin dans le véhicule. A l’intérieur, tout est allumé pourtant, les messages grésillent dans les radios, la nuit exagérée danse autour de nous. Là-haut, plus loin,...
Lire la suiteLa chair apparaît comme elle est toujours, l’intérieur de nous-mêmes, fragile et nue, plus que nue, battante et pleurant le sang. La chair est vivante encore, pour des instants qui comptent, unité du temps vital, je la surveille comme un indice de ce...
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